Publié le 12/03/18 16:00
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En primeur sur ICI RDI : les Canadiens errants aux Grands reportages Du mardi 27 au jeudi 29 mars à 20 h.

Pascal au pays de Kananaskis, Alberta ©Vincent Audet-Nadeau
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  • Pascal au pays de Kananaskis, Alberta...

LES CANADIENS ERRANTS
DES VISAGES DE L’ITINÉRANCE D’UN OCÉAN À L’AUTRE
EN PRIMEUR AUX GRANDS REPORTAGES

Lundi 12 mars 2018LES CANADIENS ERRANTS, c’est un road movie documentaire en trois épisodes où l’on rencontre des gens qui ne l’ont pas facile. Ici, l’itinérance est un miroir de ce que l’on est, de ce que l’on vaut. Ensemble. Ce portrait humain et tangible de l’itinérance dans quelques villes du Canada, réalisé par Vincent Audet-Nadeau sera diffusé en primeur dans le cadre des GRANDS REPORTAGES d’ICI RDI, du mardi 27 au jeudi 29 mars à 20 h.

LES CANADIENS ERRANTS s’articulent autour de personnes différentes par l’âge, le milieu d’origine ou les circonstances qui les ont conduits à la rue :

Pascal, rencontré dans un refuge de Moncton, a traversé le Canada sur le pouce près d’une vingtaine de fois. Auparavant ouvrier dans l’exploration de pétrole dans l’Ouest, il vit en itinérance depuis le début des années 2000 à la suite d’une blessure au genou.

Robert, rencontré dans un centre de jour, alors qu’il habitait sous le pont Mackenzie-King à Ottawa, a fait 4 ans dans la rue. Grâce à un programme de logement d’abord, il loge désormais dans un studio.

Jacques s’est retrouvé dans un centre d’accueil à six ans après la mort de sa mère. À bien des égards, il est resté cet enfant-là. Jacques chante les chansons qu’il y a apprises tout petit, il dessine des vaisseaux spatiaux et tout ce qu’il possède se trouve dans une remorque pour enfants qu’il tire avec sa bicyclette. Il reste à Vancouver depuis le milieu des années 90.

Willy-Michou est un journaliste originaire du Burundi qui fait des démarches pour faire venir sa famille au Canada. Beaucoup de réfugiés vivent dans la crainte de faire des vagues, ce qui les rend particulièrement fragiles et étonnamment discrets devant l’exploitation quand ils en sont victimes.

Wendy restait dans un nouvel appartement depuis trois mois quand on l’a rencontrée. Avant ça elle vivait dans une chambre avec son fils, avec qui elle partageait un lit simple pour deux. Inadmissible au B.S., Wendy se prostituait pour survivre. Son fils a été violemment battu dans la chambre.

Les émissions se présentent comme suit :

Épisode 1 – Mardi 27 mars

Depuis plus de 30 ans, Pascal parcourt le monde en itinérant. Il est allé en Europe, en Afrique ; il connaît le Canada de la rue comme le fond de sa poche. Avec lui, nous entrons dans l’univers de l’itinérance. C’est notre expert de l’itinérance visible, celle des gens qui couchent dehors, de ceux qui quêtent, de ceux qui fréquentent les refuges. C’est celle de Robert qui dort sous un pont à Ottawa, de Jacques qui vit dans sa tente à Vancouver, de Pierre et d’autres qui nous expliquent la vie en refuge. On ne choisit pas cette vie. Y a personne qui est heureux d’être là. Robert souhaite obtenir un logement d’abord, cette nouvelle approche où on loge les personnes itinérantes dans un appartement. Wendy à Moncton et Mario à Vancouver en ont bénéficié. Pourquoi pas Robert? Ça presse : il est très malade…

Épisode 2 – Mercredi 28 mars

Tout a changé pour Robert. Après quatre ans dans la rue, cet homme qu’on a connu alors qu’il vivait sous un pont a désormais un toit au-dessus de sa tête. Pourtant, pendant ce temps, plus que jamais au pays, des milliers de gens craignent de se retrouver dans la rue. Dans les grandes villes du Canada, l’immobilier est devenu un investissement. À Vancouver, Jack et Willy-Michou tentent de trouver leur place dans un marché locatif en explosion. Willy-Michou doit prévoir l’arrivée de sa famille qui vient le rejoindre dans son exil. Comment arrivera-t-il à subvenir aux besoins de cinq personnes alors qu’il a de la misère à arriver tout seul? Pascal nous raconte sa vie à Calgary. Il y a habité 17 ans, où il est passé du plus haut immeuble de la ville à la vie en refuge. Pendant ce temps, à Toronto, Alison vit l’envers de la crise immobilière. Partie de rien il y a 15 ans, la montée des prix l’a rendue millionnaire. Cela ne lui a pas donné la quiétude pour autant…

Épisode 3 – Jeudi 29 mars

Si l’itinérance est toujours une affaire de logement, celle-ci n’est pas qu’une affaire de logement. Après avoir bénéficié d’un programme logement d’abord, Robert se retrouve désormais sans aide professionnelle. Robert est seul, malade et suicidaire. Qui peut l’aider? À Gibsons (C.-B.), où il vient d’emménager, Jacques tente de trouver de l’aide lui aussi, mais il ne fait pas appel aux organismes spécialisés en itinérance ou en santé mentale, car il n’a pas confiance. Sera-t-il mieux servi? Pendant ce temps, Pascal nous fait rencontrer ses meilleurs amis, qui vivent à Calgary, mais c’est encore plus à l’ouest qu’il ira passer Noël. Pour lui, comme pour Robert ou Jacques, plus que le logement, le vrai remède à l’errance et au déracinement, c’est l’amour et l’amitié. Dans cette série, les personnes itinérantes sont l’incarnation extrême de ce fossé qu’on ressent tous au fond notre âme. Ce fossé immense qui nous sépare du monde qui nous entoure.

Trois films qui témoignent au quotidien d’une réalité plus complexe et diversifiée qu’il n’y paraît à première vue : LES CANADIENS ERRANTS, en primeur aux GRANDS REPORTAGES d’ICÌ RDI, du mardi 27 au jeudi 29 mars à 20 h.

Réalisateur : Vincent Audet-Nadeau
Producteur : Sylvie Peltier, Red Letter Films (Vancouver)
Réalisateur-coordonnateur (Les grands reportages) : Georges Amar

DEHORS : UNE BANDE DESSINÉE INTERACTIVE
Dans l’univers des Canadiens errants

Pour approfondir les réalités décrites dans le documentaire, DEHORS est une bande dessinée interactive où vous incarnez une personne itinérante. Les choix, parfois difficiles, parfois illusoires, sont au cœur de chacune des trois histoires. Serez-vous capable de créer une routine qui vous permettra de survivre dans la rue? Tentez dès maintenant l’expérience sur Radio-Canada.ca/dehors.

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